Jusqu'à quatre tasses par jour, le breuvage stimule la vigilance, retarde le vieillissement cellulaire et prévient certains cancers. Au-delà de quatre tasses, sa lune noire se lève : il favorise le cancer de la vessie, le LDL (« mauvais cholestérol »), la « fuite du calcium » et, donc, le risque d’ostéoporose, il excite l’anxiété, la nervosité, l’irritabilité... et noircit les dents.
Au nombre des idées reçues qu’Astrid Nehlig contredit : « On ne peut pas être accro au café ». La « divine liqueur » de Voltaire ne sollicite pas, en effet, comme le tabac ou la cocaïne, le circuit des neurones de la récompense mais un autre réseau cérébral dont les liens synaptiques sont plus lâches : le noyé caudé.
(L'Express, 06/04)
Source : Synthèse de Presse de l'INSERM